Sophrologie : Comment ça marche ? Explications.

La Sophrologie, technique de relaxation par la parole

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De son fondateur le Docteur Alfonso Cayceo, la Sophrologie Caycédienne ou plus couramment appelé “Sophrologie” est une méthode psychocorporelle. Considérée par ses adeptes comme une philosophie de vie ou une technique thérapeutique, elle utilise un ensemble de pratiques à la fois occidentales et orientales. Cette dernière vise à entraîner l’esprit pour affronter les événements du quotidien en toute sérénité et trouver un état de bien-être en ayant une meilleure connaissance de soi. 

Sommaire

Sophrologie : définition

Contrairement aux pratiques comme la méditation, le yoga et le zen, la Sophrologie utilise essentiellement la parole. Celle-ci agit sur trois piliers : la respiration, le relâchement musculaire et la vision

Comme la majorité des médecines douces, celle-ci perçoit le patient dans son intégralité (corps et esprit). C’est pourquoi, l’objectif de la sophrologie est d’entraîner ces deux éléments pour les harmoniser, renforcer les attitudes, et les valeurs positives dans les événements du quotidien. À l’inverse de la méditation, yoga ou zen, elle n’a pas une portée thérapeutique mais elle est plutôt définie comme un levier de développement personnel

Ainsi, elle se fonde sur l’utilisation de techniques de relaxation et d’activation du corps et de l’esprit. Tout cela, dans le but de développer les capacités de gestion du stress et des émotions négatives. 

Les quatre grands principes de la Sophrologie

La sophrologie s’appuie sur quatre grands principes : 



  • Principe d’action positive : celle-ci se base sur le fait suivant : une action/attitude ou pensée positive se répercute positivement sur la totalité de notre être. Ainsi, il est essentiel au cours d’une séance de travailler sur le développement d’habitudes, valeurs qui renforcent cet état de bien-être ; 



  • Intégration du schéma corporel : cette thérapie est fondée sur le propre ressenti corporel de chacun. C’est en acceptant et en ayant une représentation réaliste de son corps que l’on peut vivre harmonieusement ; 



  • Principe de réalité objective : comme le nom l’indique cela consiste à être le plus objectif possible que ce soit vis-à-vis de soi ou du monde qui nous entoure. Cela sous-entend bien évidemment de ne pas porter de jugement de valeur, et d’accepter les choses comme elles viennent ; 



  • Le principe d’adaptabilité : c’est la capacité de s’adapter face aux événements du quotidien en gérant son stress, ses angoisses et en faisant appel à sa créativité. 

Sophrologie et Sophrologie Caycédienne : différence?

La Sophrologie Caycédienne est définie d’après la sophrologue Natalia Caycedo (fille de son fondateur) comme un “entraînement psycho-physique de la conscience basée sur la perception positive de notre monde intérieur et sur la relation positive avec le monde extérieur.”

 

Beaucoup de personnes supposent qu’il y a une différence entre les deux termes. Cependant, la seule distinction entre la Sophrologie et la Sophrologie Caycédienne c’est l’évolution des deux courants. Le fondateur Alfonso Cayceo a fait évoluer tardivement le courant vers des valeurs de développement personnel. Cela va au-delà d’un accompagnement thérapeutique initialement présenté. En d’autres termes, la seule différence aujourd’hui c’est la formation de sophrologue effectuée. Un professionnel caycédien l’a réalisé au sein de l’école affiliée à la fondation Cayceo. 

 

Comme vous l’avez compris, la Sophrologie Caycédienne utilise le développement personnel comme pilier. Cette pratique marche uniquement si le consultant est investi pleinement dans ce travail. 

Quelles formations et quel salaire ?

Ce n’est pas toutes les thérapies douces qui sont reconnues par l’État. Néanmoins, le métier de sophrologue lui, n’est pas reconnu, c’est son niveau de qualification de la certification qui est reconnu. En France, il n’est donc pas possible de réaliser un diplôme d’État de Sophrologue ou un Master. 

 

Pour devenir sophrologue, il faut passer une formation professionnelle délivrée par l’IFS (Institut de Formation à la Sophrologie) dont le titre est inscrit au RNCP (Répertoire National de la Certification Professionnelle). Celui-ci permet au sophrologue d’exercer que ce soit en profession libérale, au sein de milieux professionnels comme les entreprises par exemple ou encore dans les hôpitaux et milieux sportifs.

 

Il faut compter environ 300 heures de formations réparties en 6, 12 ou 24 mois, et un coût autour des 3000€.  

 

Le salaire en sophrologie ne fait pas l’objet d’une grille de salaire officielle. Mais, ce dernier est établi en fonction de 3 critères principaux d’après la Chambre Syndicale en Sophrologie : 



  • Type de structure ; 
  • Les modalités du contrat ; 
  • Puis, le nombre d’heures hebdomadaires réalisées. 

 

Le tarif des prestations varie en fonction du type de séance : 



  • Pour les séances individuelles : entre 45 et 60 euros ;
  • Pour les séances collectives : entre 12 et 20 euros par personne ;
  • Pour la Sophrologie en entreprise : on retrouve davantage des offres de groupe variant de 90 à 150 euros.

Les bienfaits de la Sophrologie

Comme toute méthode douce, la Sophrologie ne doit pas être utilisée comme seule solution thérapeutique. Elle ne doit en aucun cas faire l’objet d’une substitution à un traitement prescrit par un médecin agréé. Néanmoins, celle-ci est une pratique reconnue en France pour ses nombreux bienfaits : 

  • La Sophrologie en cas de grossesse : elle est à la fois utile pour mieux vivre les changements physiques et les sensations de désagrément lié à l’état global. Les femmes enceintes anticipent beaucoup mieux les douleurs de contractions grâce à des exercices de respirations, des techniques d’imageries ou encore travailler sur des pensées positives ; 
  • Sophrologie et sommeil : lorsque les troubles du sommeil sont légers, cette thérapie peut être un moyen efficace. Celle-ci utilise des exercices de respiration, de détente ou d’imagerie pour bien préparer sa nuit et éviter les angoisses suscitées par les insomnies répétées ; 
  • Sophrologie et stress : cette méthode est avant tout efficace pour apprendre le lâcher-prise et la gestion des émotions. La personne va donc être mieux préparée à affronter les situations stressantes du quotidien ; 
  • La Sophrologie contre les douleurs : celles-ci proviennent très souvent d’un dérèglement de notre organisme ou d’un esprit trop encombré qui le traduit par des douleurs. Cette pratique vise à rétablir l’harmonie entre le corps et l’esprit ce qui va avoir pour conséquence de soulager les maux ponctuels ou chroniques ; 
  • La Sophrologie pour arrêter de fumer : le manque de cigarette peut induire du stress, et une dépendance à laquelle cette thérapie peut aider à combler. Elle va utiliser des techniques respiratoires qui vont venir diminuer le stress et mieux gérer cet état de dépendance ; 
  • La Sophrologie pour gérer la perte de poids : elle va permettre d’apprendre à gérer ses émotions tels que : les pulsions alimentaires par exemple ; 
  • La Sophrologie en entreprise : le travail en entreprise peut susciter de nombreuses émotions négatives telles que : surcharge de travail qui induit stress, angoisse, tension de groupe, mauvaise synergie ou cohésion de groupe. La sophrologie peut être utile pour mieux vivre les événements quotidiens au sein de l’organisation et anticiper la gestion de ces sentiments.

Néanmoins, il est important de souligner qu’il existe des contre-indications à la pratique de cette thérapie. Il est fortement déconseillé d’utiliser la Sophrologie en cas de psychose chronique ou de schizophrénie. Tout comme, l’absence de motivation du patient peut être une raison de son inefficacité. 

Comment se déroule une séance ?

La Sophrologie nécessite une pratique des séances régulières. Il est très important qu’elle fasse l’objet d’un accompagnement assidu, surtout si elle vient en complément d’un traitement traditionnel contre une pathologie lourde (cancer par exemple). Pratiquer souvent, celle-ci permet d’éviter la rumination mentale

Cette thérapie peut être réalisée soit de manière individuelle ou dans le cadre d’un collectif. 

À savoir, qu’il n’y a pas besoin de tenues ou matériels spécifiques pour faire la séance. Cette dernière dure une heure environ. 

  • Les séances collectives : le sophrologue va proposer une approche plus globale de cette méthode ; 
  • Les séances individuelles : à l’inverse, dans ce cadre-là le thérapeute propose un entraînement sur-mesure afin de répondre à l’objectif préalablement fixé. 

Les étapes du déroulé de la séance (individuelle) : 

  • Entretien : le sophrologue questionne le consultant pour comprendre ses maux, la raison de sa venue et pour définir ses objectifs à atteindre. Cette étape permet de construire un protocole adapté
  • Relaxation : avant de rentrer dans le concret, il est important de réaliser cette phase de relaxation et de reconnexion à notre corps. Le sophrologue va utiliser des techniques pour faciliter ce travail ; 
  • Activation : c’est dans cette étape que le thérapeute va utiliser des visualisations positives ou des mouvements doux afin d’agir sur les objectifs fixés et induire un état de bien-être ; 
  • Entretien : la séance se termine par un partage des émotions ressenties pendant celle-ci. Cette dernière étape permet de se reconnecter calmement à l’environnement, tout en constatant les points à revoir ou ceux qui ont permis d’être améliorés.

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Les exercices en Sophrologie

Il existe deux types d’exercices en Sophrologie, où chacun est utile pour répondre à certains maux : 

  • La relaxation dynamique : dans ce type d’exercice, on utilise davantage des mouvements lents associés à la respiration. Celle-ci est inspirée de la pratique du Yoga. Elle permet d’agir sur les raideurs musculaires et les douleurs. La relaxation dynamique utilise ce que l’on appelle : la détente corporelle. Cet exercice va permettre de se reconnecter à ses sensations corporelles, sans tension musculaire grâce à une prise de conscience de ses ressenties physiques ; 
  • Les sophronisations : celles-ci sont orientées davantage vers la visualisation. Le but est par la voix du sophrologue, de créer un cadre propice à des sensations positives grâce à ce que l’on appelle : Mon image bouée. Elle correspond à un paysage, un moment ou un souvenir agréable que l’on va visualiser. Étant associé à du bien-être ou de la joie pour le patient : celui-ci va laisser monter ses émotions positives et libérer celles qui sont négatives. Cet exercice est efficace contre les maux de type : stress, anxiété… On retrouve plusieurs variantes à cet exercice comme par exemple : la Sophronisation de base vivantielle (SBV). Cette dernière, au-delà d’utiliser les procédés de base, elle vise à réaliser une stimulation corporelle. Cela se fait en trois étapes : stimuler les  sensations corporelles, tensions puis in fine détente. 

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L’origine de la méthode :

L’origine de la Sophrologie est multiple. En effet, elle est inspirée par de nombreuses pratiques comme le yoga, la méditation, l’hypnose etc. Dans les années 60, son fondateur Alfonso Cayceo pour lequel on lui doit le terme de “Sophrologie Caycédienne”, puise dans ces différentes pratiques pour construire une méthode unique et codifiée par un ensemble d’exercices. Celle-ci étant un véritable carrefour entre l’Orient et l’Occident. 

 

C’est à partir de la fin des années 60, que la Sophrologie se construit réellement avec une structuration en trois degrés : 

 

  • Premier degré : agit sur la concentration et la perception de ses sensations corporelles ; 

  • Second degré : améliore l’image de soi ; 

 

  • Troisième degré : l’utilisation de la méditation. 

 

Le quatrième degré voit le jour plus tard dans les années 80. Ce dernier correspond aux valeurs existentielles et individuelles de l’individu

 

En 1988, son fondateur dépose sa marque : Sophrologie Caycédienne afin de présenter huit degrés supplémentaires. C’est alors, que l’on distingue les deux courants sophrologiques : 

 

  • Sophrologie Caycédienne : portée philosophique, spirituelle et possibilité thérapeutique ; 

 

  • Sophrologie non Caycédienne : portée uniquement thérapeutique avec l’utilisation des quatre premiers degrés.

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